Les Rencontres des Grands Sites de France en 2013.

mardi 1er octobre 2013

Article : La Montagne du Cantal du 26/09/13.
Le volcan du Cantal accueille sur deux jours les 15 e Rencontres des Grands sites, en présence du président du réseau national, Louis Villaret.

Président du Réseau des Grands sites de France depuis la dernière assemblée générale, l’an dernier, au pied du Canigou, Louis Villaret sera le chef d’orchestre des 15 e Rencontres des Grands sites qui commencent aujourd’hui au Claux.

Créé en 2000, le Réseau des Grands sites de France est encore jeune. Pouvez-vous nous expliquer sa raison d’être ? Il regroupe une quarantaine de grands sites, dont quatorze labellisés comme le puy Mary ou le puy de Dôme. Les autres ont l’ambition de l’être et sont donc engagés dans une Opération Grand site. Le réseau se tient à leurs côtés pour les aider à monter leurs dossiers, pour les conseiller. Nous travaillons aussi avec le ministère de l’Écologie pour faire connaître le label qu’il a créé.

L’Auvergne compte deux Grands sites labellisés par le ministère. Quel regard portez-vous sur cette région ? C’est un territoire que je connais bien. Ces phénomènes de volcanisme, avec les vallées, les planèzes, créent des paysages magnifiques.

Et le puy Mary en particulier ? C’est un très beau site. Il vient d’être labellisé et organiser les rencontres dans le Cantal est une façon de les féliciter. Ils ont mené à bien une démarche courageuse, intelligente dans la mesure où ils essaient de réaliser un aménagement du territoire en englobant toutes les problématiques : non seulement la protection de l’environnement mais aussi la restauration du patrimoine et l’appropriation du site par différents usagers (agriculteurs, éleveurs, randonneurs, touristes…).

Le thème des 15 e Rencontres des Grands sites, « Quel tourisme dans les Grands sites ? », semble bien adapté à l’action menée sur le puy Mary… C’est vrai, nous aurons sous les yeux, pendant deux jours, l’exemple à suivre. C’est pourquoi nous l’avons qualifié de territoire d’éco-tourisme.

Aujourd’hui, certains sites s’avèrent très protectionnistes, on ne parle qu’environnement. D’autres ne défendent que le tourisme, la démarche devient très commerciale. Il nous faut réconcilier environnement, économie et tourisme. D’un côté, on doit réfléchir comment conserver un site surfréquenté. De l’autre, si l’on prône une dimension environnementale, on ne peut pas négliger la dimension économique, à travers l’hébergement, les producteurs locaux…
« Il faut réconcilier environnement, économie
et tourisme »

Durant deux jours, 170 personnes vont être réunies dans le Cantal. Cela ressemble à une belle réussite… C’est la première fois que nous aurons autant de monde pour nos rencontres, avec 30 sites représentés. Nous sommes dans une vraie dynamique. Outre le thème sur le tourisme, qui a séduit, nous allons débattre aussi des objectifs que le réseau s’est fixés à dix ans. Nous espérons voir, en 2020-2025, 40 à 50 sites labellisés. Cela paraît ambitieux mais si chacun travaille de son côté, on y arrivera.

Par ailleurs, on a demandé aux directeurs des structures gestionnaires de réfléchir sur les valeurs et les non-valeurs des grands sites, sur ce qu’il faut mettre en avant et ce qu’il ne faut pas faire, avec à l’esprit une exigence de qualité. Tout cela intéresse les participants.

Pensez-vous que la notion de Grand site de France soit bien identifiée par le grand public ? Je reste persuadé que le grand public n’est pas suffisamment informé sur la démarche Grand site, sur le label. Nous incitons le ministère à communiquer. Le réseau aimerait dégager de l’argent pour le faire mais notre association n’a malheureusement que de petits financements.

Thierry Senzier


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